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Mandalay et la descente de l’Irrawaddy

Où sont les flics? Autant les policiers « visibles » le sont plutôt bien à Yangon mais à Mandalay… on ne les voit plus. Ville moderne (construite au milieu du 19ème siècle), Mandalay est immensément quadrillée et surtout très poussiéreuse. La circulation est infernale et la communauté chinoise est très représentée. Il parait que la ville compte près de 40 % de Chinois… La majorité originaire du Yunnan.

L’escrocrie de Rudyard Kipling

Mandalay… ce nom est aussi beau que le poème éponyme de Rudyard Kipling -ou l’inverse….- ! Je crois que ce nom et les images qu’il véhicule nous sont montés à la tête et que nous en attendions trop. En l’espèce Kipling est un escroc car comble de l’ironie… il n’y a jamais mis les pieds. C’est donc orphelins de nos images littéraires que nous découvrons la ville, à commencer par l’immense Palais royal (un carré bordé de larges douves et protégé par quatre remparts longs chacun de plus de 2 km!) et d’autres sites religieux comme le Monastère Shwenandaw (tout en teck!) et la Pagode Kuthodaw. C’est d’ailleurs l’endroit que j’ai préféré à Mandalay. Cette pagode regroupe un incalculable nombre de petits stupas blancs qui abritent des clochettes qui tintent au gré du vent. Le calme dans la grosse ville. La petite grimpette en haut de Mandalay Hill permet d’avoir une vue globale sur la ville.

Les faubourgs de la ville et les villages aux alentours de Mandalay méritent clairement le détour. Le point le plus célèbre est sans doute le pont d’Amarapura, tout en bois, qui permet d’admirer une vue à couper le souffle sur les champs qui bordent l’un des plus beaux fleuves du monde… l’Irrawaddy!


La magie de l’Irrawaddy

Difficile de trouver les mots car les berges de l’Irrawaddy sont juste… fabuleuses! Le port, le trafic de teck, les familles sur les bateaux etc. Ces scènes hallucinantes valent à elles seules le déplacement jusqu’à Mandalay.

Descendre le fleuve jusqu’à Bagan est un voyage hors du temps. C’est un festival de couleurs rouges, jaunes et orangées. La couleur du ciel. Ses reflets. De mémoire je n’ai vu qu’un pont… et des villageois qui déplacent à la main leurs abris en bois posés le bord du fleuve. De vieux bateaux à moteur ronronnent paisiblement. Tout le monde vous fait un signe de la main. J’étais conquis. Complètement bluffé… ce fût sans aucun doute l’un des meilleurs moments de ce périple autour du monde.

*   *   *

Mandalay

By the old Moulmein Pagoda, lookin’ eastward to the sea,
There’s a Burma girl a-settin’, and I know she thinks o’ me;
For the wind is in the palm-trees, and the temple-bells they say:
« Come you back, you British soldier; come you back to Mandalay! »
Come you back to Mandalay,
Where the old Flotilla lay:
Can’t you ‘ear their paddles chunkin’ from Rangoon to Mandalay?
On the road to Mandalay,
Where the flyin’-fishes play,
An’ the dawn comes up like thunder outer China ‘crost the Bay!

‘Er petticoat was yaller an’ ‘er little cap was green,
An’ ‘er name was Supi-yaw-lat — jes’ the same as Theebaw’s Queen,
An’ I seed her first a-smokin’ of a whackin’ white cheroot,
An’ a-wastin’ Christian kisses on an ‘eathen idol’s foot:
Bloomin’ idol made o’mud —
Wot they called the Great Gawd Budd —
Plucky lot she cared for idols when I kissed ‘er where she stud!
On the road to Mandalay . . .

When the mist was on the rice-fields an’ the sun was droppin’ slow,
She’d git ‘er little banjo an’ she’d sing « Kulla-lo-lo! »
With ‘er arm upon my shoulder an’ ‘er cheek agin’ my cheek
We useter watch the steamers an’ the hathis pilin’ teak.
Elephints a-pilin’ teak
In the sludgy, squdgy creek,
Where the silence ‘ung that ‘eavy you was ‘arf afraid ; to speak!
On the road to Mandalay . . .

But that’s all shove be’ind me — long ago an’ fur away,
An’ there ain’t no ‘busses runnin’ from the Bank to Mandalay;
An’ I’m learnin’ ‘ere in London what the ten-year soldier tells:
« If you’ve ‘eard the East a-callin’, you won’t never ‘eed naught else. »
No! you won’t ‘eed nothin’ else
But them spicy garlic smells,
An’ the sunshine an’ the palm-trees an’ the tinkly temple- ;bells;
On the road to Mandalay . . .

I am sick o’ wastin’ leather on these gritty pavin’-stones,
An’ the blasted Henglish drizzle wakes the fever in my bones;
Tho’ I walks with fifty ‘ousemaids outer Chelsea to the Strand,
An’ they talks a lot o’ lovin’, but wot do they understand?
Beefy face an’ grubby ‘and —
Law! wot do they understand?
I’ve a neater, sweeter maiden in a cleaner, greener land!
On the road to Mandalay . . .

Ship me somewheres east of Suez, where the best is like the worst,
Where there aren’t no Ten Commandments an’ a man can raise a thirst;
For the temple-bells are callin’, an’ it’s there that I would be —
By the old Moulmein Pagoda, looking lazy at the sea;
On the road to Mandalay,
Where the old Flotilla lay,
With our sick beneath the awnings when we went to Mandalay!
On the road to Mandalay,
Where the flyin’-fishes play,
An’ the dawn comes up like thunder outer China ‘crost the Bay!

Rudyard Kipling

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