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Palawan les flots

Près de 30 heures de voyage -deux escales à Ho Chi Minh et à Manille- et voici le début du périple philippin sur l’île de Palawan, à l’ouest du pays.

A Puerto Princesa l’arrivée tu n’as pas le choix

Bon théoriquement on peut aussi arriver par Coron…

La capitale de Palawan sert davantage de porte d’entrée sur l’île que de lieu de villégiature  La ville s’organise le long d’une grande avenue bordée par quelques guesthouses et restaurants. Premier contact avec les Philippines! On y retrouve tous les savoureux ingrédients d’une petite ville asiatique : la chaleur, l’humidité, les bestioles qui piquent… une grosse circulation qui pétarade tranquillement le long des badauds affalés devant leurs commerces.

On ne s’attarde généralement pas trop dans cette ville. Le nord est parait-il autrement plus fabuleux. Une journée à explorer les environs de Puerto Princesa fût suffisant. Entre la baie de Honda, un village viet abandonné et la plage de Nagdabon, l’ile dévoile ses premiers charmes pleins de verdures, de cocotiers et de grosses averses.

plage de Nagdabon

Plage de Nagdabon – Palawan

Départ le lendemain pour El Nido. J’ai zappé la rivière souterraine de Sabang sans regrets (j’aime pas les grottes) et Port Barton, avec un peu plus d’amertume, à cause des difficultés saisonnières pour rejoindre El Nido en bateau par la suite…

Sous la pluie

A El Nido la brûlure ta peau prendra

Il faut environ 8 heures de bus pour rejoindre ce petit bout de village. L’un des endroits les plus prisés des Philippines pour la beauté de l’archipel des Bacuit. Route vers le nord. Les paysages sont de plus en plus sauvages et plein de verdure à mesure que la route se dégrade.

Les images d’El Nido sur Google Images sont époustouflantes! Je vous assure que la réalité ne l’est pas moins mais en plus… humide. Juin marque le début de la saison des pluies et juste avant mon arrivée il a plu trois jours non-stop de grosses averses qui empêchaient toutes sorties dans l’archipel. J’ai appris par la suite qu’un typhon avait balayé la zone une semaine après mon départ.

Malgré l’humidité et le ciel parfois couvert le paysages sont pourtant grandioses. Des falaises calcaires déchiquetées se perdent dans des eaux claires et forment un gigantesque labyrinthe marin. L’ensemble regorge de lagons, de criques perdues et d’innombrables plages de sable blanc. Il y a vraiment de quoi faire… j’ai passé deux jours sur (et sous) l’eau mais les amateurs insensibles aux coups de soleil trouveront largement de quoi prolonger cette expérience.

Las des brûlures de dos et de cette fabuleuse teinte « tomate » qui enjolive les bobines, j’ai décide de cuire mes avants bras en enfourchant une moto sur les routes difficiles de l’arrière pays. Une expérience fatigante vu l’état de la chaussée mais que je recommande vraiment. En partant vers le nord se trouve quelques villages isolés. L’occasion parfaite pour s’y arrêter et marcher avec des grappes d’enfants enthousiastes collés à vos basques. Une véritable immersion. Comme dans d’autres pays d’Asie les « Hello » qui fusent ne se comptent plus. Un vrai bonheur!

Le nord d’El Nido comprend également d’immenses plages complètement vierges bordées de cocotiers. Les routes pour y parvenir sont assez boueuses mais le plaisir d’avoir une plage de plusieurs kilomètres pour soi n’a pas de prix. Avec l’amélioration des infrastructures il est fort probable que dans quelques années ces plages joueront un rôle central dans le développement touristique de la zone. Pour le moment il n’y a que quelques villages avec des pêcheurs qui rafistolent leurs filets.

J’ai beaucoup aimé cette région car on se sent un peu au bout du monde… Le village d’El Nido comprend quelques bars sympas et animés qui permettent de passer de bonnes soirées. C’est le genre de village ou l’on peut rencontrer les mêmes personnes plusieurs fois dans la même journée. Un point négatif toutefois avec la disparition progressive des coraux. Clairement dans certains spots tout était mort…  en cause notamment la pêche au cyanure et à la dynamite. On en parle un peu ici ou là. Une ombre au tableau certes mais qui – pour le moment-  n’entame pas la beauté générale du site.

J’avais prevu de rejoindre Coron en bateau tout au nord de Palawan. Mais j’ai dû rebrousser chemin car…

…A Puerto Princesa finalement tu retourneras.

Oui j’avais oublié mon passeport à Puerto…#honte #étourderie #enferetdamnation. Au moins il y avait une bonne fête le soir menée un très bon Bob Marley philippin. J’ai également pu prendre un billet d’avion pour partir directement à Cebu.

Direction les Visayas. Sous le soleil.

2 Comments

  1. C’est vrai, ça nous change de Palavas ;) – Ça a l’air un tantinet plus joli, quand même !

  2. charles charles

    Oh oui mais j’imagine juste un tantinet alors… :). Je n’ai pas encore eu la chance de naviguer dans formations calcaires de l’archipel de Palavas.

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